lundi 31 mars 2008
jeudi 27 mars 2008
Citations sur le blues
J'étais le septième et le plus paresseux de tous. C'est pourquoi je sais chanter le blues.
Ray Charles :
(Le Blues. S. Koechlin)
J'avais le choix : m'installer au coin d'une rue avec une canne blanche et une sébile ou tout faire pour devenir musicien.
Willie Dixon :
(Little Blues Book)
You can have the blues one day because your woman went away, then you can have the blues the next day because she come back.
Joseph Campbell :
(Little Blues Book)
Bill Deraime :
(Encore. 1994)
Qu'est-ce qui me pousse encore / A jouer ces 3 accords ? /Mais qu'est-ce qui m' fait rejouer / Ce vieux tempo buté ? / Sur la route, sur la route, sur la route / Encore
Michel Jonasz :
(Chorus n°19)
Le blues c'est quelqu'un qui raconte sa vie, son histoire, qui dit : tu m'écoutes, tu m'écoutes pas, c'est pareil...
Citations tirées de la revue québécoise de Pierre Jobin "Las Amis du Blues".
« Le blues est né quand l'esclavage africain est devenu un esclavage américain. »
Leroy Jones
« Le blues ne s'invente pas. On le ressent dans son cœur quand on pense au passé et
quand les temps sont durs. »
Big Joe Williams
« Le blues c'est comme le sel, on en met un peu partout. »
Roosevelt Sykes
« Si tu n'aimes pas le blues, c'est que tu as un trou dans l'âme. »
Jimmy Rogers
« Quand il nous arrive d'être blessés sans pouvoir riposter, alors nous chantons le blues. »
Alberta Hunter
« Pour moi le blues, c'est une sorte d'exutoire à la tension. »
Henry Townshend
« Nous serons toujours là, comme Oldman River, car le blues ne connaît pas vraiment de fin. »
John Lee Hooker
« Ne laisse pas le diable voler le rythme au Seigneur. »
Mahalia Jackson
« Faut qu'au poste je reste fidèle, en prêchant le blues ou le gospel. »
Son House
« Il y a quelque chose de si profond dans le blues gospel, que le monde ne peut pas le supporter. »
Rosetta Tharpe
« Si il y a une chose à laquelle je suis resté fidèle, c'est le blues. J'ai peut-être perdu le frisson pour beaucoup de choses, mais pas pour le blues. »
B.B. King
« Le blues est issu et enfanté par les gens de couleur. Des gens qui ont travaillé dur, souvent maltraités. Oui, c'est de là qu'il vient le blues. »
Houston stackhouse
« Je ne pense pas que l'on puisse être un bon musicien de jazz si l'on ne sait pas jouer le blues. »
Anthony Braxton
« Le blues était en moi avant que je naisse. Si vous entendez un type jouer le blues, c'est parce qu'il a des raisons de le faire. »
T-Bone Walker
« Le blues est bien autre chose qu'un genre musical. C'est une religion, une fraternisation. »
Charlie Musselwhite
« Pour moi le blues c'est une soupape, un élément de décompression ! »
Henry Townshend
« Si votre vie, votre enfance ont été difficiles, vous aurez le feeling du blues, qui ou quoi que vous soyez, noir, blanc, jaune, etc. »
Eric Clapton
« Ce sont les noirs qui détiennent l'avenir du blues entre leurs mains. Seulement eux connaissent cette vie difficile qui fut autrefois à l'origine du blues. »
Mike Bloomfield
« S'il n'y avait pas eu le blues, je me serais sans doute envoyée sous terre. »
Janis Joplin
jeudi 20 mars 2008
mercredi 19 mars 2008
Découverte musicale : Kathleen Edwards

Je suis tombé sur elle pendant une émission des Nocturnes (dont j'ai parlé dans les articles précédents). Son style musical: folk, à tendance country.
Voici sa bio (Wikipedia) , en anglais, et le lien vers son site officiel.
Kathleen Edwards (born July 11, 1978[1] in Ottawa, Ontario) is a Canadian singer-songwriter. Her blend of country, folk and pop music made her a favourite of music critics, and a rising star on radio in 2003 with her debut album, Failer, made popular by her hit singles "Six O'Clock News" and "Hockey Skates". Her style of music is sometimes placed in the alt country music genre.
Edwards, whose parents were diplomats, spent portions of her youth in Korea and Switzerland. At age 5, she began classical violin studies that continued for the next 12 years. As a teenager she lived overseas, away from the North American commercial mainstream. She spent much of her time listening to her brother Tim's Neil Young and Bob Dylan records, and he bought her first record, a Tom Petty album.
After high school she decided not to attend college instead opting to play local clubs to pay the bills. During this time she was influenced by Ani DiFranco. The music of Whiskeytown and its former member Ryan Adams inspired her determination to write music.
In 1999, Edwards recorded a six-song EP entitled Building 55 and pressed 500 copies. By the fall of 2000, she was on tour across Canada managing her own gigs. In 2001, she wrote seven of the ten songs for her 2003 debut release Failer. Rolling Stone declared her one of year's most promising new acts and Blender said that Failer's songs possessed "an indefinable pull that makes you love the characters they describe, no matter how fucked up they are." The New York Times praised Edwards as a writer whose songs can "pare situations down to a few dozen words while they push country-rock towards its primal impulses of thump and twang."
Edwards married musician and producer Colin Cripps in 2004.
In 2005, Edwards released Back to Me, which also garnered considerable critical acclaim, and led to the release of the singles "Back to Me" and "In State". The track "Summerlong" also featured on the soundtrack of the movie Elizabethtown starring Orlando Bloom and Kirsten Dunst. That year, Edwards also lent her vocals to the duet "The Plan," recorded with Matt Mays and El Torpedo for their self-titled album.[2]
In 2006, she was nominated for Juno Awards for Songwriter of the Year and Adult Alternative Album of the Year for Back to Me.[3]
In 2007, Edwards worked with John Doe (formerly of the punk rock band X) on his solo album A Year In The Wilderness. She sings vocals on three tracks.[4]
mardi 18 mars 2008
Les Nocturnes de RTL.... Emission culte

| Les Nocturnes |
| Georges Lang - Jean-François Johann |
| Du Mardi au Vendredi 00H00- 03H00 Le Dimanche 01H00- 03H00 |
| De minuit à 3 heures du matin, Georges Lang et Jean-François Johann se relayent tout l'été pour donner une couleur estivale à cette tranche légendaire. Les nouveautés cèdent la place aux souvenirs, les grands standards de la rock music illuminent les nuits de juillet et août 2007, au moment où certains choisissent ces heures tardives pour partir en vacances, en week-end, ou profiter de la fraîcheur d'une soirée prolongée. L'occasion pour les deux animateurs de teinter leur programmation de titres qui ont marqué l'histoire de la musique rock : "Get ready" de Rare Earth, "The river" version live de Bruce Springsteen, "Goin' home" de Ten Years After, sans oublier tous les groupes de la "british invasion", de la new wave, les groupes américains des années 70 et 80, les grands standards du reggae, les incontournables de la soul et les tubes planétaire du légendaire Elvis Presley. Et cela, toutes les nuits de la semaine, avec une particularité le vendredi soir : Nashville Summertime, le reflet de la vie estivale américaine dans le middle-west, avec tous les grands tubes du format le plus populaire d'Amérique du Nord, la new-country. |
Bio de Georges Lang, animateur des Nocturnes sur RTL(Wikipédia)
Après une expérience à Radio Beyrouth au Liban, il revient en France et fait partie de l’équipe qui installe FIL (France Inter Lorraine) à Nancy.
Il entre en 1971 à RTL, où il anime certaines nuits depuis les studios de la Villa Louvigny à Luxembourg.
À partir de 1973, il présente chaque nuit de 0h à 3h Les Nocturnes, secondé par la suite par Lionel Richebourg et Jean-François Johann.
En 1979 on lui confie avec Dominique Farran, Bernard Schu et Jean-Bernard Hebey, l'animation musicale des week-end. C'est la période WRTL dont voici le programme :
* Samedi (14-18h) : WRTL (Georges Lang)
* Samedi (20h-22h) : Le Show de Schu (Bernard Schu)
* Samedi (22h-0h) : WRTL Live (Dominique Farran)
* Dimanche (0h-5h) : Tapage Nocturne (Lionel Richebourg)
* Dimanche (14h-18h) : Poste Restante (Jean-Bernard Hebey)
Dans Saga, il raconte l’histoire des stars du Rock avec l’aide de Jean-François Johann.
Saga BB King - RTL 17/06/05 - Georges Lang (2)
B.B. King, c'est aussi une actualité discographique récente. En mars dernier, en effet, il a publié une compilation, "THE DEFINITIVE B.B. KING".
Pour la première fois, on peut trouver réunis sur un seul CD 21 titres qui sont le résumé complet de sa carrière, une large palette d'enregistrements qui ont été réalisés entre 1951 et l'an 2000.
Pour l'instant, ce disque qui a été publié chez Geffen Records, n'est disponible qu'en import.
Riley B. King est né le 16 septembre 1925 dans une plantation du Delta du Mississippi, entre les petites villes d'Indianola et de Itta Bena.
C'est l'époque de la Grande Dépression, et comme c'est le cas pour la plupart des jeunes noirs du Sud, son avenir est tout tracé : comme ses grands-parents, comme ses parents Albert et Nora Ella, il sera ouvrier agricole.
Le seul dérivatif à cette vie de labeur et de pauvreté, c'est la musique. Dès l'âge de cinq ans, le futur B.B. King fréquente les chorales religieuses et se fait la voix sur les negro-spirituals.
Il a neuf ans lorsque son cousin Bukka White, l'un des grands maîtres du Delta Blues, lui offre sa première guitare et scelle définitivement son destin.
B.B. King évoque pour nous ses premiers souvenirs musicaux.
"Mes premiers souvenirs remontent à l'âge de cinq, six ans. J'avais une tante, une jeune femme très moderne qui achetait des disques. A l'époque, c'était encore des 78-tours. Il fallait être très prudent en les manipulant, car ils cassaient facilement. Et si l'un d'entre eux t'échappait des mains, bing, c'était 75 cents à la poubelle. Je me revois, allant chez ma tante et écoutant ses disques. Il y avait là quelques-uns de mes artistes favoris : Blind Lemon Jefferson, Lonnie Johnson et Louis Armstrong. Chez elle, j'étais sage comme une image car c'était la condition qu'elle avait fixée pour que je puisse écouter les disques. Un petit ange, vraiment, voilà ce que j'étais, plus aimable encore que notre pasteur. J'étais prêt à tout pour ces disques."
Dans un premier temps, le jeune Riley King joue et chante indifféremment du gospel ou du blues. Mais l'expérience aidant, il abandonne le premier au profit du second.
"Pourquoi ce changement ? Eh bien, tous les week-ends, suivant une tradition bien établie, j'allais chanter et jouer dans les rues, habituellement du gospel. Les gens me demandaient un titre et je l'interprétais. Généralement, ceux qui demandaient des gospels se contentaient de me donner une tape sur l'épaule ou sur la tête, accompagné d'un 'C'est bien mon gars', pour me remercier. Mais jamais de pourboire, jamais d'argent. Par contre, ceux qui me demandaient du blues me donnaient toujours la pièce, parfois même ils me payaient une bière. Et c'est ce qui m'a fait préférer le blues. Pour être tout à fait honnête, j'avais envie de vivre autrement. Je voulais pouvoir m'acheter une maison, peut-être une voiture, de beaux vêtements. Je voulais être comme ces gens que je croisais parfois ou dont j'avais entendu parler. A l'époque, mon salaire était de vingt-deux dollars et demi par semaine, et j'étais l'un des mieux payés de la plantation ! Mais là, en jouant simplement dans la rue le samedi, j'arrivais à me faire, quarante, cinquante et même soixante dollars en une seule soirée."
En 1946, Riley B. King a vingt et un ans. Il décide d'aller tenter sa chance à Memphis qui n'est qu'à 300 kilomètres plus au nord.
Après un premier séjour qui ne donne rien, il y retourne en 1948, et cette fois-ci, ses talents de guitariste et de chanteur lui ouvrent les portes de WDIA, la première radio de Memphis à diffuser de la musique noire.
Sur WDIA, Riley B. King joue du blues en direct. Il est aussi DJ et présente un show quotidien. Il a choisi comme pseudonyme "The Beale Street Blues Boy". Au fur et à mesure que sa réputation grandit, son nom raccourcit : il est bientôt le "Blues Boy", puis tout simplement "B.B.".
En 1949, B.B. King enregistre son premier disque sur le label Bullet de Nashville. Il s'agit d'un titre qu'il a dédié à sa femme, "Miss Martha King".
En 1950, B.B. King signe sur le label Modern / RPM, et il enregistre plusieurs singles chez Sam Phillips, le futur patron de Sun Records qui vient d'ouvrir le premier studio d'enregistrement de Memphis.
A l'aube de sa longue carrière, B.B. King possède déjà le son si distinctif qui fera de lui le roi du blues : une voix formée au gospel et un jeu de guitare peu influencé par les grands bluesmen du Delta, mais qui traduit son admiration pour Lonnie Johnson et pour les premiers guitaristes électriques, Charlie Christian et T-Bone Walker.
"Je me souviens très bien de l'époque où je n'arrivais pas à dominer ma guitare, où je n'arrivais pas à jouer comme je le voulais. Depuis mes débuts, j'ai considéré la guitare comme une extension de ma voix, comme un complément, et mon approche de l'instrument a toujours reposé sur cette idée . On dit toujours que le violon est ce qu'il y a de plus proche de la voix humaine. Pour moi, ce serait plutôt la guitare. Et c'est ce qui m'a guidé durant mon apprentissage. D'autre part, vous pouvez constater que ma diction est horrible. J'ai fait six ou sept ans de radio et durant tout ce temps, ils n'ont rien fait pour que je m'améliore. Je crois que je me vendais plutôt bien et c'est pour cela qu'ils m'ont gardé. Mais j'aurais dû être viré cent fois. Donc, je parle lentement et les mots ne sortent pas de ma bouche à la vitesse où je le souhaiterais. Dans ces conditions, ma guitare n'est plus seulement une extension de ma voix, c'est, comment dire, une béquille. Elle m'est d'une assistance précieuse. Vous voyez ces gens qui marchent avec une canne. Eh bien, ma guitare, c'est ma canne."
Fin 1951, B.B. King obtient son premier N°1 dans les classements rhythm & blues avec "Three o'clock blues", la reprise d'un succès de Lowell Fulson.
En 1955, B.B. King abandonne définitivement son show radiophonique. Il monte un groupe et prend la route, une route qu'il n'a jamais quittée depuis.
1955 voit aussi l'émergence du rock & roll. Des musiciens noirs comme Chuck Berry et Fats Domino se lancent avec réussite à la conquête du public blanc, mais B.B. King reste en dehors du mouvement. Il se sent fait pour le blues et rien que pour le blues. Il nous en donne ici sa définition.
"Pour moi, le blues, c'est la vie. Telle qu'on l'a vécue dans le passé, telle qu'on la vit aujourd'hui, et telle, je crois, qu'on la vivra demain. Et la vie, ce sont des gens, des endroits et des choses. Aussi longtemps que ces trois éléments seront réunis, le blues continuera d'exister. Parce qu'il y aura toujours des choses qu'on aime et des choses qu'on déteste, des choses que l'on souhaite et d'autres qu'on ne souhaite pas. Généralement, ces choses concernent l'amour. Il y a toujours un autre ou une autre dans l'histoire. Et l'amour, c'est ce qu'il y a de plus important, surtout pour celui qui en est privé."
Fin 1961 et pour la somme de vingt-cinq mille dollars, B.B. King signe sur ABC-Paramount, le label qui abrite alors Ray Charles. ABC apporte quelques retouches à sa musique, en l'entourant d'un orchestre plus conséquent et en apportant de nouveaux arrangements, sans pour autant altérer son caractère unique.
En 1964, B.B. King fait sa première incursion dans le Top 100 du Billboard avec "How blue can I get", suivi quelques mois plus tard par "Help the poor". Révélateur de cette nouvelle approche musicale, ce titre est agrémenté de percussions latines et de chœurs féminins, et si on peut y entendre vaguement une guitare, une chose est sûre, ce n'est pas celle de B.B. King.
Toujours en 1964, ABC a l'excellente idée d'enregistrer B.B. King là où il est certainement le meilleur : sur scène. C'est l'album "LIVE AT THE REGAL", un classique du blues. Il permet de saisir l'incroyable complicité qui existait alors entre le musicien et son public, à une époque bientôt révolue où le blues était encore une musique de Noirs appréciée presque exclusivement par des Noirs.
1965 marque le début d'une nouvelle ère pour le blues. A Londres, les jeunes musiciens blancs ne jurent plus que par cette musique venue des Etats-Unis. Les Rolling Stones, les Yardbirds, John Mayall & ses Bluesbreakers relisent à leur façon les morceaux de Sonny Boy Williamson, Muddy Waters, Robert Johnson ou Willie Dixon, et des guitaristes comme Eric Clapton citent B.B. King comme leur influence majeure.
Le mouvement s'amplifie en 1967. C'est le "blues boom" qui voit l'émergence de groupes majeurs comme Fleetwood Mac, Chicken Shack et Cream. De l'autre côté de l'Atlantique, on assiste à un mouvement identique dont Michael Bloomfield, Al Kooper, Elvin Bishop, et plus tard Canned Heat, sont les meilleurs représentants.
Tout cela profite aux bluesmen noirs qui voient de plus en plus de Blancs acheter leurs disques et assister à leurs concerts. Pour B.B. King comme pour beaucoup d'autres, c'est le début d'une période où ils vont connaître leur plus importante réussite commerciale.
C'est à partir de 1967 que B.B. King obtient ses plus gros succès, à tel point que sa maison de disques monte pratiquement pour lui seul un nouveau label, Bluesway.
C'est sur Bluesway que paraît l'album "LUCILLE" début 1969. "Lucille", c'est le nom qu'a donné B.B. King à sa guitare, à toutes ses guitares, à la suite d'une aventure peu banale qui lui est arrivée en 1949 alors qu'il tournait dans les "chicken shacks", les bars-dancings de l'époque.
"Cet endroit s'appelait Twist, dans l'Arkansas, et nous y jouions assez souvent. Dans l'Arkansas, l'hiver est très rude et pour chauffer la place, ils avaient pris l'habitude de disposer un grand seau à ordures à moitié rempli de kérosène au milieu de la piste. Quand tu es jeune, tu n'as peur de rien et les gens dansaient autour du seau sans jamais le renverser. Mais une nuit, deux gars ont commencé à se battre et l'un d'eux est venu percuter le seau qui est tombé. Le kérosène s'est alors répandu sur le sol comme une rivière de flammes et tout le monde, moi y compris, s'est rué vers la sortie. J'étais dehors lorsque j'ai réalisé que j'avais oublié ma guitare et j'y suis retourné. J'ai failli y laisser la vie quand le bâtiment a commencé à s'écrouler mais j'ai réussi. Le lendemain, j'ai appris que les deux gars qui s'étaient battus l'avaient fait pour une fille qui travaillait dans un petit club voisin. Je ne l'ai jamais rencontrée, mais j'ai su qu'elle s'appelait Lucille. Et j'ai baptisé ma guitare Lucille pour me rappeler de ne jamais refaire une bêtise comme celle que j'avais faite cette nuit-là."
Fin 1969, à l'heure du bilan, celui que l'on appelle désormais "The King of Blues" peut se vanter d'avoir joué en une seule année devant plus d'un million de spectateurs.
Bien sûr, il a tourné avec les Rolling Stones, ce qui relativise un peu cet exploit, mais c'est la preuve indéniable que le blues est devenu une musique universelle.
En février 1970, B.B. King obtient le plus gros succès de sa carrière avec "The thrill is gone". Ce titre lui vaut également son premier Grammy Award.
Cela fait maintenant plus de vingt ans que B.B. King enregistre. Son problème majeur, c'est de parvenir à renouveler sa musique à chaque album, mais sans la dénaturer, ce qui relève de la quadrature du cercle.
Pour l'aider dans sa démarche, ABC décide alors de l'associer à des musiciens de rock blancs. Cela donne d'abord l'album "INDIANOLA MISSISSIPPI SEEDS" avec notamment Carole King et Leon Russell, puis "B.B. KING IN LONDON" où l'on retrouve entre autres Ringo Starr, Dr. John et Alexis Korner.
Le succès de ces albums de collaboration encourage B.B. King à poursuivre dans cette voie. Il explore son côté soul avec Stevie Wonder, puis il s'essaye au jazz avec les Crusaders, avant de retrouver le blues le plus pur le temps de deux albums avec son ami le chanteur Bobby Bland.
Parallèlement, B.B. King s'emploie à élargir son public en jouant sur les scènes du monde entier. A l'image de ce que Louis Armstrong avait été pour le jazz deux décennies plus tôt, Il devient l'"Ambassadeur du blues", tournant inlassablement, visitant chaque pays qui accepte de l'accueillir, lui et sa guitare. Faire connaître sa musique est devenu une mission.
"Oui, j'en accepte tout à fait l'idée et j'en accepte le titre, ce titre d'ambassadeur du blues que beaucoup m'ont donné. Mais je ne le suis pas officiellement. Il faudrait d'ailleurs que j'en parle au Président. Voilà, quelqu'un a lancé ce mot un jour, ambassadeur, et c'est resté. J'aime cette idée, qu'on pense que B.B.King fréquente les hautes sphères. J'adore."
B.B.King s'est produit dans de très nombreux pays différents. Il est notamment le premier bluesman noir à avoir joué dans l'ancienne URSS, où il a donné une vingtaine de concerts entre février et mars 1979.
Tout au long des années 80, B.B. King continue de travailler à un rythme effréné. Il enregistre six albums dont "SIX SILVER STRINGS" qui paraît en 1985, l'année de son soixantième anniversaire.
Il fait aussi quelques apparitions au cinéma, notamment dans "Série noire pour une nuit blanche", dont il signe par ailleurs le thème musical. Mais l'essentiel de son temps, B.B. King le passe sur la route, à raison de 275 concerts par an en moyenne !
Ce chiffre incroyable amène à se demander ce qui peut bien pousser un homme de son âge à travailler autant.
"Quand tu viens d'Indianola dans le Mississippi, d'une plantation, tu sais ce qu'est un champ de coton. Et pour ma part, j'y ai travaillé dur. Les premières années, on a même dû planter des pommes de terre pour avoir quelques chose à manger au printemps. Je me souviens aussi qu'on allait chasser le lapin. Ensuite, on les suspendait au bout d'une ficelle et on les fumait comme on fume le saumon aujourd'hui. C'était le seul moyen de les garder comestibles. Je dis bien comestibles, pas plus. Ce que j'essaye de vous expliquer, c'est que nous n'avions rien. Mais nous ne nous sentions pas pauvres. Nous nous contentions du peu que nous avions. Vous savez, ce que vous n'avez jamais eu ne vous manque pas. Tout ceci est bien loin de ce que je vis aujourd'hui. Aujourd'hui, j'ai la possibilité d'acquérir les choses que j'aime, comme toutes ces vieilles choses.... J'ai aussi pas mal de guitares. Et je m'intéresse également aux ordinateurs. Or pour avoir tout cela, il faut beaucoup travailler... et comme j'adore ça..."
En 1989, B.B. King croise le chemin de U2. De leur rencontre naît "When love comes to town", un énorme succès qui permet à la jeune génération de découvrir le Roi du Blues.
Les années 90 arrivent. B.B. King est plus populaire que jamais. Désormais, tout le monde se l'arrache et c'est ainsi qu'on peut l'entendre au côté de Bonnie Raitt, de Gary Moore, de Branford Marsalis, de Vernon Reid (le guitariste de Living Colour), ou bien encore de Mick Fleetwood et de Stevie Nicks.
Pour son propre compte, B.B. King réalise "THERE IS ALWAYS ONE MORE TIME" en 1991, un travail de facture classique auquel succède "HEART TO HEART", un remarquable album de duos enregistré avec la pianiste et chanteuse de jazz Diane Schuur.
En 1993, B.B. King réalise un vieux rêve en réunissant quelques-uns de ses confrères et amis les plus prestigieux autour d'une douzaine de classiques du répertoire : c'est l'album "BLUES SUMMIT". Le grand moment du disque, c'est la rencontre entre deux géants qui n'avaient jamais enregistrés ensemble : B.B. King et John Lee Hooker. Assistés de Robert Cray et Roy Rogers, ils se livrent à un duel de guitares historique sur "You shook me", le classique de Willie Dixon.
B.B. King est sur la brèche depuis maintenant près de cinquante ans, mais il n'a rien perdu de son envie de jouer. Il semblerait même qu'avec l'âge son talent se soit amélioré, puisque c'est dans la dernière décennie qu'il a réalisé quelques-uns de ses meilleurs disques. Après "Heart to heart", après "Blues summit", le roi du blues attaque très fort l'année 1998 avec "DEUCES WILD". C'est un nouvel album de duos, où il se frotte cette fois aux plus grands noms du rock, de la country et du rhythm & blues.
B.B. King nous explique comment est né ce disque.
"'Deuces wild' est l'aboutissement d'une série de démarches. C'est aussi un disque que je voulais faire depuis très longtemps. Avec l'aide de mon manager Sid Seidenberg, nous avons d'abord sélectionné toute une série de gens avec lesquels j'avais envie de travailler. Puis nous les avons contactés et pour être honnête, aucun n'a dit non. Simplement certains étaient disponibles, d'autres pas. Enfin Sid a finalisé le projet avec MCA. Un projet dont j'aurais aimé être l'instigateur, mais ce n'est pas le cas. Je suis fier de dire que ces duos sont de vrais duos : j'ai participé à tous les enregistrements. Tous. Joe Cocker a bien chanté seul, mais il était là lorsque j'ai rajouté ma voix, et donc je pouvais le regarder, capter son énergie, guetter ses réactions. Mais pour tous les autres, j'étais là."
Outre Joe Cocker, seize stars ont répondu à l'appel de B.B. King, parmi lesquelles Van Morrison, Mick Hucknall de Simply Red, Bonnie Raitt, Dionne Warwick, Tracy Chapman, Marty Stuart, Willie Nelson, Eric Clapton et les Rolling Stones.
On ne peut pas comprendre B.B. King sans évoquer son attachement profond à la religion. Sa foi catholique, qui remonte à sa petite enfance alors qu'il fréquentait la chorale de son village, a joué un grand rôle dans sa vie et a eu une influence majeure sur sa musique. D'où la ferveur quasi-mystique qui habitait le bluesman ce jour de 1997 où il a rencontré le Pape Jean-Paul II.
"Je me suis approché de lui avec une guitare, je l'ai remercié pour tout ce qu'il avait fait et je lui ai dit : 'Saint Père, j'ai un cadeau pour vous'. Il m'a souri et m'a répondu : 'Merci'. J'ai alors tendu la guitare à l'un de ses assistants mais il a tenu à la prendre lui-même et il a ajouté : 'Bonnes fêtes à vous, à votre famille et à ceux qui vous sont chers'. Il parlait très doucement car ce jour-là il n'était pas très en forme, mais bien que ces mots aient été presque murmurés, ils ont résonné très fort en moi. Au cours de mon existence, j'ai eu l'occasion de rencontrer beaucoup de chefs d'état dont deux présidents des Etats-Unis en exercice et trois autres qui ne l'étaient plus, mais je n'avais jamais ressenti ça. Ça a été le plus grand moment de ma vie."
Toujours en 1998, et décidément infatigable, B.B. King enregistre "BLUES ON THE BAYOU". Partant du constat qu'il a souvent laissé à ses producteurs le choix de ses orientations musicales (avec le succès à la clé, il le reconnaît), il a décidé cette fois de se passer d'intermédiaire et de prendre lui-même en charge toutes les étapes de l'élaboration de son album.
Le résultat, "Blues on the bayou", est un disque simple et sans retouche, réalisé à l'ancienne, c'est-à-dire vite et sans déploiement technique trop important. Il nous ramène à l'époque où les micros se contentaient de recueillir le son tel qu'il sortait des instruments et où la notion même de producteur n'existait pas. Cette absence de production, qui a été voulue, est peut-être le seul défaut d'un album de fort bon niveau.
En 1999, B.B. King obtient le neuvième Grammy Award de sa carrière pour "Blues on the Bayou", dans la catégorie "meilleur album de blues traditionnel". En 1987, on lui avait en outre décerné un Grammy spécial qui récompensait l'ensemble de sa carrière.
B.B. King aborde l'an 2000 avec "MAKIN' LOVE IS GOOD FOR YOU", un album qu'il a produit lui-même et qu'il a enregistré avec le groupe qui l'accompagne habituellement sur scène. "Makin' love is good for you", à qui le critique du journal américain "The New York Post" a décerné quatre étoiles, comporte quatorze titres dont six ont été signés par B.B. King. Parmi les reprises, on remarque une composition de Willie Dixon, "Don't go no farther".
On a parfois l'impression que B.B. King est omniprésent, et on n'a pas tort. Outre les nombreuses compilations qui ne cessent de paraître, il est toujours bien là sur le front de la création. Quelques jours à peine après la sortie de "Makin' love is good for you", il revient avec un nouvel album réalisé avec Eric Clapton et baptisé "RIDING WITH THE KING".
Cet album, dont le titre générique est une composition de John Hiatt, propose de nouvelles versions de cinq classiques de B.B. King. Il a été enregistré avec Joe Sample aux claviers, Nathan East à la basse, Steve Gadd à la batterie et avec l'apport de deux autres guitaristes, Doyle Bramhall et Jimmie Vaughan.
On se souvient qu'Eric Clapton, qui avait rencontré B.B. King pour la première fois en 1967, avait déjà participé à son album "Deuces Wild", en 1997.
Alors que la maison de disques Ace Records commence à ressortir en CD tous les albums qu'il avait enregistrés pour le label Crown entre 1957 et 1963, B.B. King propose "REFLECTIONS", un nouvel album réalisé avec la même équipe que "Riding with the king" trois ans plus tôt : le même producteur, Simon Climie, et les mêmes musiciens.
"Reflections" paraît en juin 2003 et propose douze reprises de standards de la musique populaire américaine. B.B. King y propose aussi une nouvelle version d'une de ses propres compositions qu'il avait enregistrée une première fois cinquante ans plus tôt, "Neighborhood affair".
B.B. King vit à Las Vegas, il possède une Rolls, une collection de guitares qu'il a toutes baptisées Lucille et six clubs de blues répartis sur tout le territoire américain. Le 16 septembre prochain, B.B. King fêtera ses 80 ans et il n'envisage toujours pas de s'arrêter. Et lorsqu'il accepte de faire le bilan de sa vie, c'est uniquement pour mieux préparer l'avenir.
"Il y a des moments dont je suis très satisfait. Les moments où j'ai vraiment essayé de faire le maximum, les moments où j'ai joué en donnant tout ce que j'avais dans le ventre, ces moments-là, j'en suis fier, parce que j'ai agi sans calcul, sans retenue. En concert, je ne me suis jamais dit : 'Bon, je joue mon set et je m'en vais'. Jamais. Et ça n'arrivera jamais. Par contre, musicalement parlant, il y a des choses que j'aurais pu faire ou mieux faire si je m'étais montré plus attentif ou si j'avais pratiqué la guitare avec plus de constance. Et bien sûr, il y a mes jeunes années. Je n'ai pratiquement pas été à l'école. J'aurais bien aimé aller au lycée et apprendre la musique, les bases théoriques. Je suis un peu triste d'avoir raté ça. En fin de compte, j'espère que mes fans de tous âges apprécient ce que j'ai accompli. Pour ma part, j'en suis fier, même si je sais que j'aurais pu faire mieux. Mais peut-être n'est-il pas trop tard pour essayer ?"
Avec l'âge, B.B. King a un peu ralenti les concerts. Ce qu'il ne l'empêchera pas d'être en Europe cet été pour quatre rendez-vous importants. lI sera le 28 juin à Bruxelles (à Forest National) ; le 4 juillet à Montreux (à l'Auditorium Stravinsky) et le 6 juillet à Vienne, au Théâtre Antique. B.B. King, qui se produira dans le cadre du festival "Jazz à Vienne", sera ce soir-là la vedette d'une nuit du blues avec Taj Mahal et le tromboniste Big James Montgomery. Enfin, le 7 juillet, B.B. King se produira au Sporting de Monte Carlo.
TITRES DIFFUSÉS (dans l'ordre de leur passage à l'antenne) :
- "Why I sing the blues" (CD "The best of B.B. King")
- "I want you so bad" (CD "King of the Blues 1949-1966")
- "How blue can you get" (CD "King of the Blues 1949-1966")
- "Rock me baby" (CD "King of the blues 1949-1966")
- "Everyday I have the blues" (CD "King of the blues 1949-1966")
- "Miss Martha King" (CD "King of the blues 1949-1966")
- "Three o'clock blues" (CD "King of the blues 1949-1966")
- "Recession blues" (CD "King of the blues 1949-1966")
- "Sweet little angel" (CD "Live at the Regal")
- "I'm gonna do what they do to me" (CD "King of the Blues 1949-1966")
- "Lucille" (CD "King of the blues 1966-1969")
- "The thrill is gone" (CD "The best of B.B. King")
- "I'm moving on" (CD "King of the blues 1976-1991")
- "Caldonia" (CD "B.B. King in London")
- "Ain't nobody's business" (CD "Live at the Apollo")
- "When love comes to town" (CD U2 "Rattle and hum")
- "You shook me" (CD "Blues summit")
- "Paying the cost to be the boss" (CD "Deuces wild")
- "There must be a better world somewhere" (CD "There must be a better world somewhere")
- "Bad case of love" (CD "Blues on the Bayou")
- "Don't go farther" (CD "Makin' love is good for you")
- "Riding with the King" (CD "Riding with the king")
- "Neighborhood affair" (CD "Reflections")
- "I'll survive" (CD "Blues on the Bayou")
DISCOGRAPHIE SÉLECTIVE :
- "B.B. KING WAILS" (album – 1959)
- "MY KIND OF BLUES" (album – 1960)
- "ROCK ME BABY" (compilation – 1962)
- "LIVE AT THE REGAL" (live album – 1964)
- "CONFESSIN' THE BLUES" (album – 1966)
- "BLUES IS KING" (album – 1967)
- "LUCILLE" (album 1969)
- "THE ELECTRIC B.B. KING" (compilation – 1969)
- "COMPLETELY WELL" (album – 1970)
- "INDIANOLA MISSISSIPPI SEEDS" (album – 1970)
- "B.B. KING IN LONDON" (album – 1971)
- "THE BEST OF B.B. KING" (compilation – 1973)
- "TO KNOW YOU IS TO LOVE YOU" (album – 1973)
- "FRIENDS" (album – 1974)
- "KINGSIZE" (album – 1977)
- "MIDNIGHT BELIEVER" (album – 1978)
- "THERE MUST BE A BETTER WORLD SOMEWHERE" (album – 1981)
- "LOVE ME TENDER" (album – 1982)
- "AMBASSADOR OF THE BLUES" (compilation – 1986)
- "INTRODUCING B.B. KING" (compilation – 1987)
- "BLUES 'N' JAZZ" (album – 1983)
- "SIX SILVER STRINGS" (album – 1985)
- "LIVE AT SAN QUENTIN" (live album – 1990)
- "THERE IS ALWAYS ONE MORE TIME" (album –1991)
- "HEART TO HEART" (album – 1991)
- "B.B. KING – CRISTAL COLLECTION" (compilation – 1991)
- "LIVE AT THE APOLLO" (live album – 1991)
- "KING OF THE BLUES" (coffret – 1992)
- "BLUES SUMMIT" (album – 1993)
- "LUCILLE & FRIENDS" (compilation – 1995)
- "THE COLLECTION" (compilation – 1995)
- "DEUCES WILD" (album – 1997)
- "BLUES ON THE BAYOU" (album – 1998)
- "HIS BEST : THE ELECTRIC B.B. KING" (compilation – 1998)
- "GREATEST HITS" (compilation – 1998)
- "LIVE IN JAPAN" (live album – 1999)
- "HIS DEFINITIVE GREATEST HITS" (compilation – 1999)
- "MAKIN' LOVE IS GOOD FOR YOU" (album – 2000)
- "ANTHOLOGY" (compilation – 2000)
- "RIDING WITH THE KING" (avec Eric Clapton)(album – 2000)
- "HERE AND THERE : THE UNCOLLECTED B.B. KING" (compilation – 2001)
- "A CHRITSMAS CELEBRATION OF HOPE" (album – 2001)
- "REFLECTIONS" (album – 2003)
- "THE DEFINITIVE B.B. KING" (compilation – 2005)
Saga BB King - RTL 17/06/05 - Georges Lang (1)
Véritable légende, B.B. King est aujourd'hui la dernière superstar du blues, adulé aussi bien par le public noir que par le public blanc. Son style unique, son jeu très particulier, immédiatement reconnaissable, a influencé de nombreux guitaristes comme Mike Bloomfield, Peter Green, Eric Clapton, Jimi Hendrix, David Gilmour et Buddy Guy.
Sa guitare "Lucille" en bandoulière, B.B. King reste, à la veille de ses 80 ans, l'ambassadeur incontesté du blues, une musique qu'il a largement contribué à faire connaître et à populariser depuis une bonne cinquantaine d’années.
Avec l'âge, il a un peu réduit le rythme de ses concerts, mais il sera tout de même présent cet été en Europe pour plusieurs grands rendez-vous : le 28 juin à Bruxelles, le 4 juillet à Montreux, le 6 juillet à Vienne, dans le cadre du festival "Jazz à Vienne", et le 7 juillet au Sporting de Monte Carlo.
dimanche 16 mars 2008
Vu du ciel...
vendredi 14 mars 2008
Barjoland - Paul Personne (1984)
Les mots m'laissent tomber n'viennent pas m'voir ce soir
Trahir tout l'dégoût que j'ressens
Les mots complices et durs pour dire le pire
D'autres ont j'té leur vie en les chialant mieux avant
Alors faut qu'j'me chante mon pote t'es là pour causer
Causer pour passer l'temps
Avec l'impression qu'tout sert à rien
Et que d'toute manière
D'main on aura tous foutu le camp
Salut l'Amour qu'est-ce que tu d'viens
Un paquet d'temps qu'jt'avais pas vu
Traîner dans l'coin
Viens j'ter un oeil un peu que j'te montre
Là où j'survis tout c'qui m'entoure
Car depuis tout c'temps tout c'temps qu'tu ronfles
Ca t'concerne plus tout ça, l'Amour
R'garde la-bas y'a Barjo-Land
C'jeu d'massacre est gratuit
Un peu plus loin y'a l'coin où tout le monde
Se dit j't'aime
Mais où tous les coups sont permis
Alors l'Amour ça t'plaît chez moi
J't'invite permanent
Mais où tu t'barres comme ça
P'tits mots naïfs pour coeurs minés
Qui s'paument et qu'espèrent toujours
Un soir une étoile et aimer
Tous les jours tous les jours
Pauvre grand mot tu t'vautres t'as plus d'fierté
Si tu savais c'qu'on fait d'toi
A toutes les sauces pour des idées
Pour du fric pour une croix
Alors l'Amour y'en a marre maint'nant
Qu'on en finisse vite ou existe vraiment
On t'attend on t'attend
D'puis trop longtemps.
mercredi 12 mars 2008
Ville Virtuelle
http://alex84110.ville-virtuelle.com/
Un petit clic quotidien svp merciiiiiii....
B.B.King : Better not look down
recording of 1978
I've been around and I've seen some things
People moving faster than the speed of sound
Faster than the speeding bullet
People living like Superman
All day and all night
And I won't say if it's wrong or if it's right
I'm pretty fast myself
But I do have some advice to pass along
Along in the chorus of this song
Better not look down, if you want to keep on flying
Put the hammer down, keep it full speed ahead
Better not look back, or you might just wind up crying
You can keep it moving, if you don't look down
An old girl friend of mine showed up the other day
That girl have lived in love and for love,
and over love, and under love all her life
If the arrows from cupid's bow that had
passed through her heart had been sticking
Out of her body she would have looked like a porcupine,
And she asked me "B.B. do you think I've lived my life all wrong?"
And I said: "The only advice I have to pass
along in the chorus of this song", girl
Better not look down, if you want to keep on flying
Put the hammer down, keep it full speed ahead
Better not look back, or you might just wind up crying
You can keep it moving, if you don't look down
I was walking down the street at sunrise one morning, in London, England
And there was a very large Rolls Royce limousine,
pulling slowly along the street
And in that Rolls Royce was the queen of England, looking tired
Just go back from a party, and the queen leaned out and,
she said: "Aren't you B.B. King?"
She said: "Oh B.B., sometimes it's so hard to pull things together.
Could you tell me what you think I ought to do?"
And I said:
Better not look down, if you want to keep on flying
Put the hammer down, keep it full speed ahead
Better not look back, or you might just wind up crying
You can keep it moving, if you don't look down
Better not look down, if you want to keep on flying
Put the hammer down, keep it full speed ahead
Better not look back, or you might just wind up crying
You can keep it moving, if you don't look down




